Babette de Rozières s’inspire de Tahiti et des Antilles pour sa Garden Party annuelle

Dimanche 30 juin 2019, comme un air de fête, la petite commune de Maule dans les Yvelines s’est réveillée avec des odeurs d’épices dans l’air. L’heure était aux festivités estivales pour l’une des habitantes, la plus connue de cette luxueuse bourgade,  Babette de Rozières.

La population de Maule, pas vraiment étonnée de cette légère effervescence, connait les habitudes de la guadeloupéenne qui possède un restaurant chic et réputé dans leur commune. Une aubaine pour les commerçants de Maule.

Chaque année, à la même époque, la Case de Babette est le lieu de rendez-vous du Tout-Paris. A plus de trois quarts d’heure de la capitale, les invités sont nombreux à s’y rendre.

Pour cette édition 2019, la tenue exigée s’accordant en musique, pagnes et vêtements tahitiens ou dressing blanc étaient autorisés à l’entrée.

Fidèle à ses habitudes, l’élue parisienne et cheffe gastronome avait au programme des artistes antillais, guyanais et tahitien. Le groupe Tahiti Nui, dirigé par  le marquisien Théo Sulpice, la formation antillaise Ka.Ki.Ka et la chanteuse de Guyane, Cédia Sylviane.

Dans sa vaste propriété, hôtes, hôtesses et cuisiniers répondaient au moindre désir des convives, triés sur le volet. Au menu, cuisine antillaise et française faisaient bon ménage. Cocktails et coins de repos étaient également les bienvenues sous une canicule annoncée pour la région centre.

Artistes, créateurs, médias, mannequins, entrepreneures et responsables d’associations ont partagé plusieurs heures de fous rires, de danses, de spectacles. Une première sortie estivale qui augure d’un été riche en couleurs.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy

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La Louisiane, son jambalaya, ses épices, sa musique et Sarah Savoy au Salon de la Gastronomie des Outre-mer

Chaque année, le Salon de la Gastronomie des Outre-mer a son invité spécial, l’occasion de valoriser cette région, sa culture, sa musique, ses coutumes et ses habitudes culinaires. Pour la quatrième édition de cet événement, la fondatrice du Salon est partie à la reconquête de la Louisiane, un Etat situé au Sud-Ouest des Etats-Unis.

Pour mieux découvrir la région, Babette de Rozières a fait le voyage au mois d’août dernier. Une opportunité pour la guadeloupéenne de rencontrer des personnalités françaises établies dans différentes paroisses louisianaises. La nouvelle maire de la Nouvelle-Orléans, LaToya Cantrell, s’est longuement entretenue auprès de la fondatrice du Salon de la Gastronomie des Outre-mer et de la Francophonie.

Et à Lafayette, au sud de la Louisiane, Vincent Sciama, le Consul Général de France a définitivement convaincu la Chef en cuisine d’associer ce 31ème Etat américain à la quatrième édition du Sagasdom.

La Louisiane qui doit son nom à un explorateur français sous Louis XIV, a un long passé colonial en lien avec les Antilles, plus particulièrement, la Martinique, la Guadeloupe mais aussi Saint-Domingue et Haïti.

Une histoire riche qui sera racontée au Salon de la Gastronomie des Outre-mer. 30 mètres carrés sont réservés à ce seul stand qui représentera une vraie maison créole, d’inspiration antillaise. Sarah Savoy, une musicienne cajun et son groupe animeront cet espace franco-américain. La restauration et les stands seront à l’image de la Louisiane. Sarah qui est aussi une excellente cuisinière cumule tous les talents pour une vision très proche de la vie louisianaise. De parents musiciens, elle commence jeune à jouer de la musique quand son père lui fabrique son premier accordéon.

Les antillais découvriront des habitudes communes entre la Louisiane et leurs îles de Martinique ou de Guadeloupe. Les épices utilisées pour les sauces dans des recettes créoles sont  celles des dombrés accompagnés d’haricots rouges comme les martiniquais ou des dombrés de crevettes, cuisinés par les guadeloupéens. Le colombo, le curry d’agneau, les gombos, les gambas, les marinades de cajun utilisent d’autres ingrédients communs. Mais c’est sans doute le jambalaya, une recette traditionnelle de la Louisiane (aux crevettes, au poulet ou aux saucisses) qui étonnera de nombreux gourmands.

Epicées à souhait, toutes ces recettes seront en accord avec le thème des Épices de cette édition 2019.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
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Avec Thomas Levet, la Caisse d’Epargne est la première banque partenaire du Salon de la Gastronomie des Outre-mer

La Caisse d’Epargne d’Île-de-France (CEIDF) qui vient de commémorer son bicentenaire, salue aujourd’hui l’investissement et la créativité de la Chef Babette de Rozières fondatrice du Salon de la Gastronomie.

Pour sa quatrième édition, le salon de la Gastronomie des Outre-mer aura un partenaire hors pair. Thomas Levet, le directeur communication et vie coopérative de la CEIDF sera présent à l’inauguration du Salon, le vendredi 1er février 2019. Il emmène avec lui une des plus grandes banques françaises, La Caisse d’Epargne d’Ile-de-France.

« Il y a deux siècles que des originaux, des personnalités hors du commun ont créé la notion d’épargne et de prévoyance, une idée qui depuis a fait le tour du Monde » commente Thomas Levet devant la presse qui l’interroge.
Son objectif : « Soutenir tous les jours les opérations des jeunes, des particuliers ou de chefs d’Entreprise par des actions concrètes » et non pas en faisant des déclarations stériles. L’homme, est alerte et plein d’entrain, il communique bien. Il le répète à qui veut l’entendre, que l’engagement de La Caisse d’Epargne est clair : « Aider les initiatives des associations comme celles des particuliers mais surtout conduire des projets viables. »

Fort de ce constat, Thomas Levet ne s’est pas fait prier en découvrant l’immense succès du Salon de la Gastronomie des Outre-mer. Partie d’un projet dont personne n’y croyait, la guadeloupéenne Babette de Rozières, connue pour son franc parler et son talent de Chef cuisinière, a persévéré en ouvrant son premier Salon en banlieue parisienne. Depuis 2018, avec une équipe plus grande et des idées novatrices, le Salon de la Gastronomie des Outre-mer et de la Francophonie, s’est implanté au Parc des expositions de la Porte de Versailles. Plus d’exposants, un nombre de visiteurs qui a quadruplé, le Salon est désormais une des vitrines culinaires du Tout-Paris.

Dans un entretien accordé à RTF France TV, le directeur de communication de la Caisse d’Epargne, Thomas Levet explique comment la CEIDF participe au développement de la Cité.  En nommant le projet du Grand Paris,  la Caisse d’Epargne, selon Thomas Levet, serait partenaire à hauteur de 3 milliards d’Euros. Grâce au mécénat de la CEIDF, La Comédie Française propose des places gratuites (du petit bureau) à des jeunes de moins de 28 ans. La Banque qui compte 455 agences et 29 centres d’affaires, soutient de nombreux projets.

Le 21 mars 2018, la CEIDF fêtait son bicentenaire (1818-2018), au Palais de Chaillot sous le haut patronage du président de la République. Deux cents ans d’existence et un engagement qui ne faiblit pas : « On finance, on soutient on aide des gens à acheter leur logement, monter leur entreprise. C’est ainsi que la Caisse d’Epargne s’engage au quotidien » a déclaré Thomas Levet, membre du comité exécutif, pôle présidence de la Caisse d’Epargne d’Île-de-France et directeur de la communication.

« La création de la Caisse d’Epargne, en 1818, va complètement dans le sens de l’intérêt général, car son ambition était d’encourager l’épargne populaire et de stimuler l’économie locale » ont ajouté Daniel de Beaurepaire et Didier Patault, les présidents du COS et du directoire de la Caisse d’Epargne au micro de RTF FranceTV.

La Caisse d’Epargne d’Île-de-France, un nouveau partenaire financier pour le Sagasdom ,créé en 2015 par Babette de Rozières, animatrice TV et Chef gastronomique à Paris.

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Sagasdom 2019 : LES EXPOSANTS au Salon de la Gastronomie des Outre-mer 2019

La réputation du Salon fondé par Babette de Rozières n’est plus à démontrer et le nombre des exposants inscrits pour cette quatrième édition, est en nette augmentation. A ce jour plus de 130 personnes sont inscrites pour exposer leurs produits au Parc des Exposition à la Porte de Versailles. Sur une surface  de plus de 5 200 mètres carrés de surface plus de 60 000 visiteurs sont attendus. Du 1er au 3 février,  le Jazz de la Nouvelle-Orléans rythmeront les trois jours de fêtes pour les gastronomes, les fins gourmets et les passionnés de cuisine.

La décoration du Salon au Hall 5.1, s’inspire des ÉPICES, le thème choisit cette année. Curcuma, poivre de kampot, Fêve Tonka, Pimens Habanero, Cajun, Diamant de sel, Zeste de Yuzu, Céleri, Colombo, Curry, Sauge, Romarin, Bois-d’Inde (ou piment de Jamaïque), Clous de giroffle, Piment Oiseaux, Gingembre, tant d’épices à voir, à goûter et à découvrir dans les corbeilles des exposants du Salon de la Gastronomie des Outre-mer 2019.

Parmi les exposants, des RESTAURANTS de divers pays vous feront apprécier les cuisines du monde francophone. VOUS AUREZ ENVIE DE GOÛTER À DES PLATS ANTILLAIS, RÉUNIONNAIS, TAHITIEN, MÉTROPOLITAINS MAIS AUSSI AFRICAINS.

UN BAR À HUÎTRES FRAÎCHES sera proposé aux inconditionnels des produits de la mer.
L’HUILE D’OLIVE est de plus en utilisée dans les recettes culinaires, vous pourrez en acheter
UN STAND DE FROMAGES ET DE SAUCISSONS sera présenté par un grand producteur qui vient directement d’ITALIE.
LA CONFRÉRIE DU BRIE DE MEAUX ET LEUR FROMAGE DU TERROIR vous démontreront leur savoir faire selon des recettes traditionnelles presque deux fois millénaire.
L’INDE, le pays des épices aura son traiteur au Salon
DES VENDEURS martiniquais, guadeloupéens, guyanais, réunionnais, tahitiens ou calédonien auront dans leur stand des produits qui vous rappelleront vos îles ou vos régions.
L’AFRIQUE et ses plats épicés ne manqueront pas de vous donner des saveurs en bouche.

Cette année, parmi les nouveautés, un défilé retiendra l’attention des fashionistas. AYDEN, jeune créatrice saura vous persuader de la beauté de ses vêtements, spécialement créés pour sublimer les hommes comme les femmes. La styliste antillaise et sa marque GLAM ETHNIK vous feront découvrir des tissus africains de différentes régions du continent noir. Les people qui plébiscitent Glam Ethnik sont entre autres : Tanya St Val, Tina Ly, Lynnsha, Kreen, Noémie Lenoir, Claudia Tagbo, la Compagnie Créole ou Jacob Desvarieux et également des personnalités sportives comme Muriel Hurtis, Laura Flessel, Malia Metella, Estelle Mossely ou Emelyne Ndongue

COMMENT DRESSER SA TABLE ? Comment DISPOSER ses couverts, son argenterie et ses serviettes ? Des questions que répondront  CLAUDINE AMBROSIO-SEYMOUR,  à la table d’Isaure.

MARCOS MARIN, L’artiste de la famille royale de Monaco dévoilera sa nouvelle œuvre consacrée à l’écrivaine guadeloupéenne, Maryse Condé.

DES PEINTURES, des fresques francophones seront au milieu des visiteurs.

L’invitée spéciale du Salon 2019 est la LOUISIANE, nous vous réservons le charme de cette contrée américaine si loin mais si proche des us et coutumes des Antilles.

LE SALON DE LA GASTRONOMIE DES OUTRE-MER ET DE LA FRANCOPHONIE ouvre ses portes le vendredi 1er février jusqu’au dimanche 3 février 2019.

 

Vous êtes nouveaux exposants ou vous envisagez de l’être pour cette édition, contactez rapidement :
Marina Marâ Marville, Directrice Commerciale :  exposant@sagasdom.com Contact : +33 (0)9 86 14 48 42 / +33(0)7 68 89 25 20

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Sagasdom 2019 : Le Jury du Salon de la Gastronomie des Outre-Mer et de la Francophonie

Dans le cadre du Salon de la Gastronomie des Outre-mer, des ateliers de cuisine seront mis en place pour l’apprentissage et la découverte des cuisines ultramarines. Pour les professionnels des concours sont prévus pour permettre aux initiés de comparer leur talent et de remporter des prix, notamment le plus grand prix du Salon, celui du Trophée Babette.

Babette de Rozières, Chef cuisinière et gastronome réputée a choisi des personnalités émérites pour départager les jeunes concurrents, tous issus des lycées professionnels de leur région d’outre-mer.

Les membres du Jury des différents concours sont des Chefs de cuisine primés. Nous vous les présentons :

PRÉSIDENT DU JURY : GUILLAUME GOMEZ – MOF – Chef des Cuisines du Palais de l’Elysée depuis 1997, Guillaume Gomez a servi quatre présidents de la République, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron. Il est l’auteur de : Leçons, en pas à pas (édition du Chêne)

Membres du Jury :

GHISLAINE ARABIAN : Elle est la seule femme à obtenir deux étoiles au Guide Michelin. Elle a reçu en 1994 le Trophée des Femmes en Or. En 2010, la Chef belge, spécialiste de la cuisine flamande et et française a fait ses débuts à la télévision en tant que membre du jury du concours culinaire de M6, Top Chef.  

 BABETTE DE ROZIERES – La Case de Babette et Fondatrice du Salon. D’origine guadeloupéenne, Babette de Rozières a fait sa carrière en télévision avant de se lancer dans la gastronomie. Garante de la protection du patrimoine culinaire des Antilles, elle se lance en cuisine avec succès. Depuis 2015, elle préside le Salon de la Gastronomie des Outre-mer et de la Francophonie, qu’elle a créé. C’est aujourd’hui la 4ème édition

MICHEL ROTH – MOF et Bocuse d’Or : Michel Roth est un Chef étoilé, il est aussi meilleur ouvrier de France et Bocuse d’or en 1991. Il a inauguré officiellement le 24 janvier 2018 son restaurant Terroirs de Lorraine en plein cœur de la gare de Metz.

PIERRE GRANGE – Chef des Cuisines du Ministère de l’Agriculture :  Originaire de Lyon, il reste ouvert à toutes saveurs : « Je ne privilégie aucune région. Elles ont toutes une place sur les tables du ministère de l’agriculture »

JÉRÔME BERTIN – Les Toques Françaises : Originaire de Guadeloupe, le Chef Jérôme Bertin aime faire connaître la cuisine des îles à travers ses créations. Passionné, le Chef est en cuisine depuis 14 ans.

JEAN FRANCOIS GIRARDIN – Pdt de la Société Nationale des MOF. Chevalier de la Légion d’honneur en 2009, le meilleur ouvrier de France a de nombreux souvenirs, de ses trente deux ans au Ritz. Mickael Jackson, Lady Di , François Mitterand, Bernadette Chirac ou Jacques Chirac ont goûté à ses plats.

JEAN MARC TACHET – MOF : Jean-Marc Tachet est devenu le plus jeune Meilleur Ouvrier de France et d’Europe en 1993. Il était alors âgé de 25 ans.

ANTOINE HEERAH – LE Chamarée : Originaire de Rose-Hill, Antoine Heerah a quitté l’île Maurice en 1974, il avait Huit ans. Pourtant celui qui a passé toute sa vie en France, revendique fièrement ses racines et explique que c’est ce qui fait la différence dans sa cuisine. 

PHILIPPE PUPIER – Chef des Cuisines de la Préfecture de St Pierre et Miquelon :
Né à Lyon, dès 16 ans, ce passionné rentre en cuisine. Après des études à l’école Hôtelière, on le retrouve à Londres, puis à Lyon avant de postuler pour Miquelon. 

PATRICK DRUART – Vice Président des Toques Françaises :  Patrick Druart est élu Toque de l’Année 2019. A Paris, Marie Sauce-Bourreau, Présidente des Toques Françaises et du Conseil d’Administration,  directrice événementielle du Sagasdom, lui remettra sa Toque, le samedi 25 mai 2019.

JULIEN DELBE – La Case de Babette : é à Fort-de-France, en Martinique, Julien Delbe fait ses premières études hôtelières au Lycée polyvalent de Bellefontaine où il obtient plusieurs diplômes. Depuis sept ans, le Chef est da,s les cuisine de la Case à Babette, à Maule, en banlieue parisienne.

LAURENT DELARBRE – MOF – Vice Président des Toques Françaises : Le chef au col tricolore, originaire de Clermont-Ferrand, propose une cuisine « basée sur le produit de qualité et de saison ». Sacré meilleu ouvrier de France en 2004, il a travaillé à la Tour d’argent puis au Relais Louis XIII, mais aussi avec Michel Roth, au Ritz puis chez Lasserre. 

EMILIEN ROUABLE – Toques Françaises : Ma mère qui m’a élevé toute seul était une excellente cuisinière, des plats simples nous étions une famille modeste, mais toujours très bien préparée, ma mère prenait le temps de faire bien.

STACY CEZ – MOF : Il obtient son titre de Meilleur Ouvrier de France en 2015 de Charcutier-Traiteur et Traiteur.  proche de grands professionnels, il s’engage au côté de Joël Robuchon en devenant responsable de la Charcuterie pour le Groupe afin de créer une vraie synergie entre ces deux métiers. 

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Salon de la Gastronomie : Babette de Rozières sermonne sévèrement l’Etat avant l’ouverture officielle de son Salon culinaire

Du beau monde dans les salons de l’Hôtel de ville de Paris ce mercredi 9 janvier 2019. Sous le haut parrainage de la maire de la capitale, Anne Hidalgo, Babette de Rozières a réussi à déplacer plus de cent journalistes à la conférence de presse de lancement du Salon de la Gastronomie 2019 (Sagasdom).

L’objectif pour la chef cuisinière, femme d’affaires et responsable politique, présenter non seulement la quatrième édition du Salon de la Gastronomie des Outre-mer et de la Francophonie (Sagasdom) mais le pays invité, La Louisiane. Si ce salon déjà rodé se vante d’avoir comptabilisé plus de 54 000 visiteurs en 2018, Babette de Rozières en fine stratège espère accueillir plus de monde au Parc des expositions.

Seulement, avant de dévoiler les nouveautés du Salon (Sagasdom), la guadeloupéenne aura (dans la première partie de son discours), sévèrement tancer la Ministre des Outre-mer ainsi que le Chef de l’Etat.

Ce mercredi matin, il est 11 heures quand les journalistes et photographes de presse prennent leur position dans un des splendides salons de l’hôtel de ville de Paris. Jean-Michel Cohen, Michel Reinette, Alain Beaugrain-Dubourg, Jacques Ambrosio, Jean-Jacques Seymour, Julien Lepers, Véronique Polomat ou Marie-Michaël Manquat Lassource, tous se mêlaient aux chefs cuisiniers, aux toques blanches et aux premiers ouvriers de France.

Des gastronomes connus pour leurs talents et pour leurs curiosités culinaires et comme le rappellera Babette de Rozières au cours de son discours, avec tous ses partenaires de chefs étoilés et primés, « Le salon de la Gastronomie des outre-mer et de la Francophonie est l’image d’une France diverse, d’une France forte ».

Mais avant de prononcer son discours d’ouverture, Babette de Rozières a largement commenté les errements du gouvernements sur certains dossiers ultramarins. Ce sera, le désintérêt du Président Emmanuel Macron pour la chaîne FranceÔ. Plus loin dans son texte, la fondatrice du Sagasdom, tentera d’interpeller la Ministre des Outre-Mer, Mme Annick Girardin, indifférente, selon Babette de Rozières, sur les questions urgentes, sociales ou culturelles des ressortissants des régions ultramarines.

« Consternée et scandalisée par tant d’indifférence », la chef en cuisine et fondatrice du salon a continué son discours en déclarant vouloir « porter un message d’espoir et d’optimisme, un message de rassemblement et de fraternité ». La présentation de l’édition 4 du Salon de la Gastronomie des Outre-mer et de la Francophonie était lancée officiellement. Stéphane Layani (ci-dessous), est le président du Marché de Rungis, il sera l’un des premiers à soutenir la chef Babette de Rozières.

Initié depuis 2014, le Salon fondé par Babette de Rozières était un défi. Chef cuisinière et propriétaire de son prestigieux restaurant « La Case à Babette » à Maule dans les Yvelines, la guadeloupéenne souhaitait « Construire des ponts sur des océans ». De Paris Event Centre en 2015 où 10 000 visiteurs se sont déplacés dans un lieu accueillant 67 exposants, aujourd’hui la société Sagasdom affiche 130 exposants au Parc des Expositions de la Porte de Versailles pour une fréquentation de plus de 54 000 personnes.

Si, à l’origine le salon fut créé pour garantir la protection du patrimoine culinaire créole, depuis quelques années, cette vitrine est devenue « l’occasion pour les producteurs, les transformateurs, les vendeurs, tous ceux qui exercent des métiers de bouche et du tourisme, de se faire mieux connaître ici en France mais aussi sur le plan international » a déclaré la chef Babette de Rozières.

Aussi en élargissant le salon à la Francophonie depuis 2018, Babette de Rozières s’adresse aussi « aux français de l’hexagone et aux étrangers » qui visitent souvent la France. Hospitalière, comme chez elle aux Antilles, elle invite les ultramarins et les francophones au Salon culinaire des Outre-mer. Un lieu sans frontières : «  venez ici, c’est chez vous. Venez découvrir la culture créole » poursuit Babette de Rozières.

Du vendredi 1er au dimanche 3 février 2019, l’équipe du Sagasdom met le couvert à la Porte de Versailles, dans le 15ème arrondissement de Paris. Même lieu, même période comme ce fut pour la troisième édition mais la directrice événementielle Marie Sauce et Babette de Rozières, la fondatrice du salon, ont voulu innover et voici les nouveautés programmées.

Tout d’abord, « La Route des épices », sur une idée de Marie Sauce, Présidente de l’Association des Toques Françaises. Il s’agit, d’un parcours pédagogique ouvert aux adultes et aux enfants.

« Marmailles en Cuisine », un atelier culinaire des marmailles. Les enfants du salon pourront découvrir les rudiments de la cuisine des outre-mer avec la complicité du chef traiteur événementiel Olivier Chapuis. Il est également le fondateur du « Salon du goût » dédié aux plus jeunes.

La mode est aussi l’une des activités nouvelles. Un défilé en robes de fruits exotiques sera l’autre nouveauté, sur une idée de Céline Patole, directrice du ballet folklorique antillais.
Des expositions de peintures tahitiennes, réunionnaise et mahoraises seront dans les allées du salon.

Parmi les concours, il y a le « Trophée Babette », animé entre autre par Guylaine Arabian, spécialiste des cuisines flamande et française. Et aussi, le « Trophée de la photo », le « Prix de l’innovation », le « Prix coup de cœur de la presse et des blogueurs », « le Prix du plus beau stand ».

Artistes, musiciens, ballets, concerts vont assurer l’ambiance musicale durant les 3 jours de rencontre. Sont attendus, la chanteuse guyanaise Sylviane Cédia, Maj, la diva du jazz, le chanteur lyrique Fabrice di Falco et différents ballets des Antilles (Céline Patole), d’Afrique, de la Réunion et d’Haïti.

Pour valoriser la présence des représentants de la Louisiane, Etat invité au Sagasdom, des stands seront reproduits à l’identique de l’architecture  Louisianaise. La Louisiane et sa ville principale, la Nouvelle-Orléans, est une région du Sud-Est des Etats-unis,  enrichie d’histoires croisées entre les Antilles et la France. Des musiciens, chanteurs et exposants seront au salon durant les trois jours consacrés à l’événement. Une salle de projection diffusera en continu des films sur la Louisiane, l’invitée spéciale du Salon.

Un des temps forts de l’événement culinaire, sera celui des débats. Ils seront animés par Yann Queffélec, prix Goncourt 1985 et prix des Hussards 2016. Bien manger, bien se nourrir, la bio-diversité et l’alimentation en Outre-mer seront des questions auxquelles répondra l’écrivain français, amoureux de sa Bretagne et de la mer. La mer, la cuisine, le bien-vivre, des fondamentaux  qui l’attachent fidèlement à son amie, fondatrice et passionnée de cuisine, Babette de Rozières.

Des chefs étoilés ultramarins et de métropole ensemble au Salon de la Gastronomie des Outre-mer et de la Francophonie, c’est, selon l’équipe de la fondatrice, « trente ans de militantisme pour que l’art culinaire des Outre-mer soit enfin reconnu au sein du patrimoine français du goût ».

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy


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Le maintien de la chaîne FranceÔ, une promesse brisée ?

Un an après l’élection triomphante du Président Emmanuel Macron, si de nombreuses promesses du candidat de « En Marche » sont en cours de réalisation ou en partie tenues, plusieurs engagements durant la campagne de 2017, sont aujourd’hui, revues à la baisse. Parmi les promesses oubliées ou abandonnées, il en est une qui retient particulièrement l’attention du public français et ultramarin, il s’agit de la suppression programmée de la chaîne FranceÔ basée à Malakoff (Haut-de-Seine), autrefois baptisée RFO Sat.

Cette télévision publique linéaire qui diffuse sur la télévision numérique terrestre, le câble, le satellite, la télévision IP et en streaming, prend sa source en 2005 sous la direction de Jean-Marie Cavada . A l’époque, RFO Sat, avait comme objectif « d’offrir aux Français d’outre-mer vivant en métropole une fenêtre sur leurs régions ». En 2009, sous le gouvernement de Nicolas Sarkozy, elle prend toute sa place dans le PAF (Paysage audiovisuel français) en s’installant sur la TNT nationale et en collaborant avec sa cousine TV5 Monde.

Intégrée dans la grande Maison, France Télévision, via le Réseau Outre-Mer 1ère, FranceÔ (qui est à son cinquième logo) n’a pas manqué de slogan : « La chaîne métisse », « Regardons autrement ». Dans France Télévision, (la Maison Mère) on y lit sa mission : « Chaîne de la mixité et de la diversité culturelle, France Ô offre une vitrine de choix à toutes les composantes qui participent de l’identité de la communauté nationale, en particulier aux populations ultra-marines. L’accent est notamment porté sur les magazines, le débat citoyen et les spectacles vivants. » (Article 3 du décret no 2009-796 du 23 juin 200927)

Souffrant d’une audience (part de marché), dont le plafond atteint au mieux 2,9 (2016) et avec, entre autres, la création de la chaîne d’informations France Info, l’existence de cette télévision dédiée à la découverte et à la visibilité du monde ultramarin, semble aujourd’hui contestée par la nouvelle présidence qui selon elle «  veut changer » les mentalités des français et désormais, donner plus de visibilité à l’outremer. Pour se faire, le chef de l’état espère montrer le visage des outremers dans les programmes des autres « chaînes généralistes » qui bénéficient « d’une audience forte » et fiable.

Ce projet pour l’outremer qui mettrait en péril FranceÔ est intégré dans une « Réforme de l’audiovisuel public » mise en place par le gouvernement. Pour préciser cette « transformation » une mission a été confiée à Catherine Smadja (du ministère de la Culture), ancienne cadre de la BBC à Londres, aidée par Marc Tessier (ancien président de France TV), Isabelle Giordano (chez UniFrance), Claire Leproust (Fablabchannel) et Frédéric Lanica (ancien directeur du CSA).

La mission qui rappelle : « Nous ne sommes pas le gouvernement » mais une « mission de concertation », reçoit, depuis quelques semaines, des portes-paroles de l’intersyndicale de la chaîne FranceÔ et des collectifs issus de la chaîne. Elle recense en ligne les plaintes et les contributions de nombreux citoyens et professionnels qui s’alarment des rumeurs incessantes, sur l’annonce de la disparition à court terme de FranceÔ.

Pourtant, plus tôt, le mois dernier, le lundi 4 juin 2018, le discours de la ministre de la culture, Françoise Nyssen, aurait dû apaiser les peurs : «il faudra interroger nos concitoyens d’outre-mer et leurs élus pour déterminer si l’avenir est au maintien de France Ô sur le canal hertzien ou au contraire au renforcement des offres numériques des Outre-Mer Premières».

Ensuite, il y a eu le « Livre Bleu » remis au Président de la République lors des Assises des Outre-Mer, le jeudi 28 juin.  A l’Elysée, Emmanuel Macron dévoilait ses priorités pour l’Outre-mer, en estimant qu’il fallait « faire évoluer les choses », le Président tentait de rassurer sur l’avenir de France Ô, la chaîne de France Télévisions spécialisée dans les Outre-mer.

Rien n’y fait, l’inquiétude croît et des collectifs naissent, le Collectif Citoyens créé par Chantal Clem (ci-dessus), et ceux des employés de  la chaîne comme « Sauvons FranceÔ » ou « Changeons FranceÔ », tous ayant le même but, solidaires, debouts contre la fermeture de la chaîne hertzienne.

Parallèlement à une consultation des employés de FranceÔ dont Louis-Gérard-Salcède, Nella Bipat, Véronique Polomat (ci-dessus), réunis à la Mairie de Paris, pour recueillir le soutien d’Anne Hidalgo, Babette de Rozières, conseillère régionale et déléguée spéciale pour la Région Île-de-France , était reçue avec une délégation, par la mission de concertation, au Ministère de la Culture. Une rencontre réalisée, suite à sa demande faite auprès du Cabinet du Président de la République.

Ce mardi 10 juillet 2018,  Babette de Rozières, Agnès Evren (Vice-Présidente Culture au Conseil régional), Yan Queffelec (Ecrivain-Prix Goncourt), Angèle Louviers (Avocate), Dorothée Audibert-Champenois (Cadre à FranceÔ – Journaliste AntillesBoxMails), Gilles Camouilly (ancien Directeur d’antenne à FranceÔ- 2011 /2016), et Claude Butin (Magistrat) étaient présents dans les locaux du ministère de Françoise Nyssen.

A l’issue d’une heure de débat musclé, Babette de Rozières a promis de rencontrer dans un second temps d’autres acteurs influents, à l’origine de cette « Réforme de l’audiovisuel public ».

Durant cette discussion animée, la mission conduite par Catherine Smadja a présenté leur objectif, celui de « donner du poids à la visibilité de l’outre-mer ». En s’interrogeant « Est-ce que les gens d’outre-mer sont bien représentés sur la chaîne », « Est-ce la meilleure façon de montrer l’outre-mer », « Est-ce le meilleur moyen de représenter l’image de la France à ceux qui ne sont pas ultramarins ? ».

Pour la responsable de la mission : « Ce n’est pas le cas ». Et, selon la mission commandée par Catherine Smadja, il  s’agit désormais de « Bâtir un nouveau modèle pour obtenir plus d’audience », « Donner enfin une Voix aux gens d’outre-mer ». Le but « est de servir cette culture » autrement.

Claude Butin, en interpellant avec véhémence, sur les raisons d’une probable fermeture, s’est entendu répondre par Isabelle Giordano que : « Rien n’est encore fait » car « différents scénarios sont prévus ». Avant cela «  il importe de recueillir » le maximum d’informations avant que le Président de la République ne tranche, ces prochains jours ou plutôt quand « il le souhaitera ». Des consultations qui se font également en ligne sur un site dédié aux entretiens et discussions sur cette concertation ministérielle pour la réforme de l’audiovisuel.

Toujours sur le « Pourquoi FranceÔ », Babette de Rozières a jugé utile de lire, la promesse de campagne du Président en fonction, une phrase tirée d’un discours du 8 avril 2017, dans lequel, le candidat Emmanuel Macron, déclarait que la chaîne FranceÔ n’était pas menacée de disparaître.

Transformée Franceô en une plateforme numérique ? : « Pas une bonne idée » a alerté la délégation ! « Avoir son programme sur la Box ? » et faire payer les spectateurs ? « Encore une mauvaise idée » pour les sept membres de la délégation.

Dans la foulée des questions, une a retenu l’attention par sa réponse brève et claire : « FranceÔ, est-elle un obstacle à la meilleure représentation des Outre-mer » ? Catherine Smadja a répondu : « Oui ».

Mais Catherine Smadja, en évoquant le passif de la chaîne a répliqué que « FranceÔ  est née d’un constat d’échec et, est devenue » une chaîne qui « ne correspond pas » aux attentes des ultramarins.

Et, l’ensemble de la mission a repris, qu’il fallait « Donner plus de visibilité aux outre-mer sur toutes les chaînes généralistes ». Elles ne le font pas et « c’est un dysfonctionnement grave au sein de France-Télévisions »  a complété Isabelle Giordano. En évoquant les problèmes dans la chaîne FranceÔ : « Trop de racisme, des journalistes qui ne peuvent travailler ensemble », « ce n’est pas aussi tolérable au sein de FranceÔ, « Il faut valoriser les Outre-mer », a ajouté Isabelle Giordano.

Claude Butin (magistrat) a eu l’idée d’associer à l’offre de FranceÔ, celle d’être aussi une chaîne en lien avec la Francophonie. Une occasion de multiplier ses projets et ses fenêtres avec ses partenaires du Réseau Outre-mer 1ère. Selon Catherine Smadja, ce créneau est largement occupé par TV5 monde.

Dessinant (sous cette forme actuelle), la fermeture probable de FranceÔ, la mission a annoncé que la période de transition pourrait être de deux ans voire cinq ans, avons nous entendu dans le débat : « On donnera un cahier des charges plus précis » pour que la transition se fasse normalement.

La mission qui se veut une mission de concertation, a ciblé les actions prioritaires :

1-Conforter les 1ères (les productions sur place)
2-Dans l’hexagone :
a) Montrer à la population que le service public est divers
b) Valoriser la population Outre-mer en France sur les chaînes généralistes.

Selon la mission « avoir le modèle FranceÔ comme alibi et s’y accrocher » pour défendre l’Outre-mer n’est pas une solution.

Claire Leproust a conclu la séance, en faisant remarquer à la délégation présente que « la tendance est une évolution à la baisse des chaînes linéaires » pour « rassembler vers les chaînes majeures ». Il est urgent d’avoir « une vision plus globale », car les « audiences de certaines chaines linéaires ont vieilli », il serait souhaitable de se tourner « vers la jeunesse et les moyens dont elle dispose (exemple YouTube), faire plus de proximité ».

Claire Leproust boucle le débat sur ce constat : « Si on ne raisonne que par les chaînes linéaires on enferme la liberté».

Cette rencontre à l’initiative de la guadeloupéenne Babette de Rozières aura eu le mérite de faire avancer sensiblement le débat sur l’avenir de FranceÔ. Désormais, la période de transition serait entre deux et cinq ans si la chaîne dédiée à l’outre-mer arrête de diffuser comme le pressent de nombreuses voix. Cette période de transfert, plus longue et annoncée ce mardi 10 juillet est « une victoire » selon l’élue parisienne, Babette de Rozières.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
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