L’antillaise, Corinne Jean-Marie rejoint la Droite avec « Le changement pour Bezons »

Plus que jamais les élections municipales de mars 2020 redistribuent les cartes et ce sont de nouvelles alliances assumées que les citoyens issus des partis de Gauche ou de Droite révèlent au grand public. Plus de clivage, plus de cloisonnement, les militants qui résident dans l’Hexagone, n’ont qu’une priorité se faire entendre et participer activement à la vie de leur commune.

« Mes attentes sont d’abord, un changement de majorité sur la commune de Bezons pour que mon fils grandisse harmonieusement dans cette commune. Je veux un meilleur environnement pour lui et tous les autres enfants, être confiante, sans me soucier qu’il ne tombe dans la délinquance. J’ai envie de retrouver une convivialité intergénérationnelle, une politique interculturelle, celle qui m’a permis de grandir dans la tolérance et qui a marqué mon enfance ». Dans cette phrase Corinne Jean-Marie détaille son engagement futur pour la ville de Bezons et fait dans le même temps le bilan d’une gestion non maîtrisée de cette commune de Bezons qui l’a accueillie, il y a treize ans. C’est également un lourd constat d’échec de Dominique Lesparre (PCF), le maire sortant. Les idéaux progressistes et d’égalité, la critique de l’ordre social et le souci d’une plus grande justice sociale ne sont plus les valeurs de la Gauche traditionnelle : «Je n’étais plus en phase avec une Gauche locale divisée ou les égos des uns et des autres priment sur le collectif. Je n’étais plus en phase avec eux et par ailleurs, les résultats et les attentes des bezonnais ne sont toujours pas au rendez-vous ».

En conséquences, Corinne Jean-Marie originaire de la Martinique et de la Guadeloupe, jette l’éponge et celle qui a toujours milité auprès de son père au Parti Socialiste, se découvre des liens avec le candidat Marc Roullier. Proviseur à Saint-Ouen-l’Aumône et ex-principal du collège Gabriel-Péri de Bezons. Marc Roullier, sympathisant LR, est le seul candidat de droite à se présenter face au candidat Dominique Lesparre (PCF) qui brigue un quatrième mandat et qui fait face à deux autres listes de gauche, Marjorie Noël (PCF) et Nessrine Menhaouara (PS).

Si Marc Roullier, nouveau venu en politique n’a jamais participé à une élection, Corinne Jean-Marie native parisienne est une militante née : « J’ai bercé depuis toujours dans l’univers associatif ultramarine dans l’Hexagone grâce à mon père militant politique du PS qui m’a appris l’écoute et le sens de l’engagement ».

Corinne Jean-Marie dans une salle de travail à l’Assemblée Nationale (C’news Actus Dothy)

Et Corinne Jean-Marie n’est pas en reste, ce rapprochement Gauche-Droit porte déjà ces fruits avoue la jeune mère de famille : « J’ai eu la possibilité comme le reste de la liste, de participer à l’élaboration du programme  –Le Changement pour Bezons– On a pu remonter les attentes urgentes des bezonnais (es) et ceux des nouveaux arrivants dans la ville. Cette nouvelle configuration venant des citoyens m’a plu, c’est tout naturellement que je me suis investie avec la liste divers Droite ».

Les priorités des habitants, Corinne Jean-Marie peut les énumérer, elle réside depuis une dizaine d’année dans cette commune du département du Val-D’Oise. Intégrée dans la communauté d’agglomération Saint-Germain Boucles de Seine (les Hauts-de-Seine et les Yvelines), tout en restant dans le Val-D’Oise, Marc Roullier, interrogé par le Parisien en septembre dernier, estime que pour sa commune : « Le grand sujet, c’est de repenser l’urbanisme, car c’est plein d’erreurs. On subit un urbanisme idéologique, soutient-il. On veut davantage d’espaces verts, retrouver les berges… » 

Paris, Assemblée Nationale

En adéquation aux souhaits du candidat Marc Rollier, Corinne Jean-Marie insiste : « Nous avons un programme réaliste pour la ville et ses habitants, axé sur la famille, l’urbanisme écologique et une gestion équilibrée. Pour y arriver cela passe par un renouveau de la pratique de la politique locale et d’une équipe issue de la société civile composée de personnalités diverses et intergénérationnelles. Mais je suis consciente que notre réussite passera par le suffrage universel direct des bezonnais (es)».

Sur les marchés, lieux de prédilections pour tester toutes campagnes municipales, Corinne Jean-Marie, femme ultramarine n’a aucune crainte : « Ma spécificité d’ultramarine est un avantage car depuis bien longtemps, j’ai le modèle du vivre ensemble à l’image de nos Outremer et de leurs histoires. Pour ma part, c’est ce modèle que je souhaite mettre en évidence au sein de la nouvelle municipalité par la mise en place de commémorations, d’événements culturels. Je voudrais renforcer le jumelage entre les associations de la ville et des communes des Outremer, d’Europe et d’Afrique ».

Corinne Jean-Marie, liste de Marc Roullier aux municipales 2020 à Bezons

Les mésaventures de Steevy Gustave, candidat martiniquais victime de propos racistes à Brétigny-sur-Orge en janvier dernier, ne la freine pas et l’antillaise répond sans ciller : « Je suis avant tout un être humain. Il va falloir faire avec mon moi une -Afro-caribéenne- française qui est fière de l’histoire de ses ancêtres. Je revendiquerai toujours mon identité d’ultramarine ».

Quant à ses détracteurs, anciens militants du PS, Corinne Jean-Marie ne fait pas dans la dentelle et fustige : « La Gauche locale crie à la trahison mais moi je leur dis que je ne peux pas cautionner une politique communautaire cultuelle à outrance orchestrée par l’ensemble de la municipalité sortante. Cette façon de faire de la politique est au détriment des autres bezonnais qui sont considérés comme invisibles et qui ne votent pas. Ce sentiment est ressenti par beaucoup d’habitants. »

Dans une liste soucieuse de l’équité et de la parité, Corinne Jean-Marie rassure avec son dynamisme et ses convictions. Confiante, la jeune militante conclut : « Je suis pour le vivre ensemble en respectant l’histoire de chacun. Je ne renie rien, j’avance tout simplement dans le respect des valeurs républicaines. »

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy
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Le guadeloupéen Antony Etelbert explique son alliance à Cédric Villani, candidat libre, ex-ministre d’Emmanuel Macron

« Je suis ouvert, je suis à l’écoute, je suis sur le terrain ».

Cédric Villani, candidat à la mairie de Paris pour les prochaines élections municipales de mars prochain était en campagne, toute la matinée de dimanche 16 février, sur le marché de la Place des Fêtes dans le 19ème arrondissement de la capitale. Avec en tête de liste dans ce secteur, Paula Forteza, le guadeloupéen Antony Etelbert battait campagne auprès de l’équipe de Cédric Villani, chaleureusement appelé «le mathématicien» par de nombreux forains présents sur la place du marché, à la sortie du métro Place des Fêtes. L’occasion de rencontrer, un jour de marché, l’un des rares ultramarins inscrits sur les listes des candidats briguant les 20 municipalités parisiennes.

Antony Etelbert étant lui-même dissident du Partie Socialiste dans lequel il a très longtemps milité, explique les raisons de sa récente alliance avec Cédric Villani, lui,  étant toujours député LREM à l’Assemblée nationale, le parti présidentiel qui a amené Emmanuel Macron au pouvoir. Français mais surtout ressortissant des Outremer, l’antillais Antony Etelbert s’est attaché à répondre à de nombreuses questions que le public des outremer se posent. En quoi se positionner sur une liste d’un dissident d’Emmanuel Macron peut être bénéfique aux milliers d’ultramarins qui vivent à Paris?

Tout d’abord, il s’agit pour Antony Etelbert de faire entendre les légitimes revendications de ces compatriotes et selon lui, Cédric Villani est apte à le faire, c’est lui qui a tenu à inviter les ultramarins à se joindre à lui. Sans clivage à gauche ni à droite, le programme de Cédric Villani et de son équipe avec Paula Forteza en tête de liste dans le 19ème arrondissement s’attelle à défendre un programme d’Alternance à Paris : « Cédric Villani a cette particularité d’être pas enfermé dans une logique de parti ».

 

Et Antony Etelbert qui vit dans le 19ème arrondissement espérait ce renouvellement et le souhaitait. Le programme de Cédric Villani basé sur les valeurs du Progressisme, de l’Ecologie et de la Démocratie permettrait au guadeloupéen Antony Etelbert de faire avancer bien des dossiers spécifiques notamment aux devoirs de mémoires et à de multiples questions liées à la santé, à l’économie en Outremer mais surtout aux nombreuses revendications des citoyens français des Outremer qui travaillent et résident dans le bassin parisien.

Dimanche 16 février, Cédric Villani battait campagne dans le 19ème arrondissement, son mot d’ordre à son équipe et aux journalistes présents :
La politique ce n’est pas chercher le moyen attaquer les uns ou les autres, la politique c’est être au contact des citoyens, répondre à leurs questions, écouter ce qu’ils ont à dire. Antony Etelbert explique ce qui l’a séduit chez ce brillant mathématicien, se présentant face à la maire sortante de Paris, Anne Hidalgo :

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter Instagram C’news Actus Dothy


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Jérôme Bertin, gastronome guadeloupéen : «Notre devoir est de transmettre et de motiver les futurs chefs cuisiniers »

Quatre ans déjà que le guadeloupéen Jérôme Bertin est au Salon de la Gastronomie des Outremer et de la Francophonie et il est toujours volontaire pour aider les jeunes candidates, nombreux chaque année à concourir pour le trophée du meilleur cuisinier. Mais depuis qu’il a décidé d’être un gastronome, son objectif n’a pas changé, Jérôme Bertin n’a de cesse de valoriser la cuisine de ses ancêtres et de la porter au plus haut degré de la gastronomie française et internationale.

Ces outils pour atteindre sa mission sont simples : « C’est l’amour et la passion qui nous donne cette envie de transmettre aux autres. Il faut donner, quand on aime on donne énormément » laisse entendre le gastronome, membre de la prestigieuse association des Toques Françaises .

Dimanche 2 février 2020 dernier jour du concours, le gastronome explique en quelques mots cette passion qui l’habite : Redonner plus de noblesse à la cuisine antillaise, riche de ses plats fructueux et goûteux, la rehausser au niveau de la gastronomie qui privilégie la création, la beauté et l’esthétique.

Jérôme Bertin à l’espace Jury, dimanche 2 février 2020 : 

 

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Clémence Botino est Miss France 2020 grâce uniquement aux votes du public

Clémence Botino n’était sans doute pas attendu parmi les favorites du concours Miss France 2020. Mais c’est bien la guadeloupéenne âgée de 22 ans qui remporte la couronne de Miss France 2020 face à Miss Provence, Miss Bourgogne et Miss  Côte d’Azur qui semblaient avoir toutes les faveurs du Jury, selon les récapitulatifs des résultats révélés ce dimanche 15 décembre. La victoire de Clémence Botino est sans appel, car la jeune fille qui doit sa victoire uniquement aux votes du public a été qualifiée haut la main dans le Top 15 puis toujours sous le feu du public qui la voulait, la guadeloupéenne a atteint le top des 5 finalistes ce samedi 14 décembre 2019. Puis au terme de 3h30 de direct, Clémence Botino, originaire du Gosier en Guadeloupe, du haut de ses 1,75mètres, a été sacrée reine de beauté de tous les français.

Une victoire qui ne fait pas l’unanimité ni dans les rangs du Jury qui la plaçait huitième, ni chez les supporters des autres Miss ultramarines. L’éviction de Miss Martinique, de Miss Réunion ou de Miss Saint-Barthémy/Saint-Martin ont laissé libre cours à de violentes contestations après ce concours qui aura rassemblé plusieurs millions de spectateurs.

Pour l’heure, la jeune étudiante à la Sorbonne, d’une grande aisance et très spontanée sur scène savoure sa victoire après son couronnement. Elle remplace désormais la polynésienne Vaimalama Chaves, son contrat de reine dure un an où elle est totalement prise en charge par le Comité Miss France que dirige l’ancienne Miss Sylvie Tellier.

Dans son trousseau de Miss France 2020, Clémence Botino reçoit de nombreux lots dont une Peugeot E208, 2 robes de créateurs et l’antillaise est assurée d’avoir les services d’un coiffeur toute l’année. Les 30 Miss seront abonnées, entre autres à Tv Mag en plus de leurs cadeaux tels des tablettes tactiles ou smartphones.

La folle soirée de Clémence Botino au Dôme de Marseille ce samedi 14 décembre 201 :

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images Capture d’écran réalisée par C’news Actus Dothy

Babette de Rozières s’inspire de Tahiti et des Antilles pour sa Garden Party annuelle

Dimanche 30 juin 2019, comme un air de fête, la petite commune de Maule dans les Yvelines s’est réveillée avec des odeurs d’épices dans l’air. L’heure était aux festivités estivales pour l’une des habitantes, la plus connue de cette luxueuse bourgade,  Babette de Rozières.

La population de Maule, pas vraiment étonnée de cette légère effervescence, connait les habitudes de la guadeloupéenne qui possède un restaurant chic et réputé dans leur commune. Une aubaine pour les commerçants de Maule.

Chaque année, à la même époque, la Case de Babette est le lieu de rendez-vous du Tout-Paris. A plus de trois quarts d’heure de la capitale, les invités sont nombreux à s’y rendre.

Pour cette édition 2019, la tenue exigée s’accordant en musique, pagnes et vêtements tahitiens ou dressing blanc étaient autorisés à l’entrée.

Fidèle à ses habitudes, l’élue parisienne et cheffe gastronome avait au programme des artistes antillais, guyanais et tahitien. Le groupe Tahiti Nui, dirigé par  le marquisien Théo Sulpice, la formation antillaise Ka.Ki.Ka et la chanteuse de Guyane, Cédia Sylviane.

Dans sa vaste propriété, hôtes, hôtesses et cuisiniers répondaient au moindre désir des convives, triés sur le volet. Au menu, cuisine antillaise et française faisaient bon ménage. Cocktails et coins de repos étaient également les bienvenues sous une canicule annoncée pour la région centre.

Artistes, créateurs, médias, mannequins, entrepreneures et responsables d’associations ont partagé plusieurs heures de fous rires, de danses, de spectacles. Une première sortie estivale qui augure d’un été riche en couleurs.

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy

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Sénat : Colloque sur l’Economie Sociale et Solidaire et l’impact pour les Outre-Mer

Samedi 18 mai 2019, René-Claude Argis, le Président d’OBE ( Outre-Mer Business Expansion) a convié plus d’une centaine d’intéressés à une table ronde dans le but de comprendre et de redéfinir les contours de l’Economie Sociale et Solidaire en France et son impact en Outre-Mer. Cette rencontre sous le parrainage du sénateur de la Guadeloupe Dominique Théophile se déroulait au Sénat, l’occasion pour de nombreux invités de découvrir la plus chambre haute du Parlement français au Palais du Luxembourg. Durant deux heures de discussions et de questions, plusieurs directives étaient évoquées pour mieux appréhender l’ESS, encore peu connue des contribuables.

Franckie Molongo, Frédérique Sanchez, Vincent Javicoli, Dominique Théophile, René Claude Argis 

En présence d’invités majoritairement ultramarins, les principaux intervenants dont Franckie Molongo (OBE), Vincent Javicolli (URSCOP), Frédérique Sanchez (Elu du mouvement coopératif), René-Claude Argis (OBE) et le sociaologue Pierre pastel ont présenté leurs expériences respectives et chiffré l’Economie Sociale et Solidaire en France et en Outre-Mer.

Pierre Pastel (Sociologue)

L’Outre-mer n’est pas en reste et l’île de la Réunion dans l’Océan Indien, est l’une des régions avec un fort taux d’entreprise d’économie solidaire. Lors de la 2e édition du Forum des projets outre-mer, organisée par le ministère des outre-mer, vendredi 29 mars dernier, 28 projets issus de l’ensemble des territoires d’outre-mer ont été retenus. Parmi ces projets, des Scop, des CAE et des SCIC de plusieurs régions ultramarines.

Dominique Théophile (Sénateur de Guadeloupe)

En 1834, l’association des bijoutiers en doré crée la première coopérative qui lance le principe d’une économie altruiste, qui crée la cohésion sociale et respecte l’environnement.  Mais ce n’est finalement qu’en 2014, à l’arrivée de Benoit Hamon, alors ministre délégué à l’économie sociale et solidaire que ce dispositif sera assoupli et prendra toute sa place au sein de l’économie française.

Franckie Molongo, Frédérique Sanchez, Vincent Javicoli, Dominique Théophile, René Claude Argis

Face à l’envahissante économie capitaliste, a émergé, depuis le 19ème siècle une alternative qui permet aux entrepreneurs ou aux porteurs de projets de se faire aider au sein des coopératives ESS. L’idée première d’une économie Sociale et Solidaire est de donner du pouvoir aux salariés , aux collectivités et à tous les acteurs  d’une entreprise. L’exemple de René-Claude Argis est flagrant, « il faut finir avec les jobs au noir qui n’ouvrent aucun droit aux citoyens. Il est temps d’intégrer des organismes qui valorisent ceux qui travaillent ».

Salle Médicis au Sénat

Aujourd’hui, de nombreuses entreprises sous formes d’associations, de coopératives, de mutuelles, de fondations défendent des valeurs plus humaines au sein de leur structure. Et des Think Tank, des laboratoires dédiés, réfléchissent à l’impact économique des entreprises sur l’environnement, à une amélioration des relations entre les individus pour une économie plus démocratique, plus sociale et plus solidaire.

Dominique Théophile , René Claude Argis

Plusieurs formules existent, qui tiennent compte des objectifs des porteurs de projets ou des structures. Les CAE, les CSOP et les SCIC sont les plus répandues en Outre-mer, 

Les CAE (Coopératives d’Activité et d’Emploi) sont mieux adaptés aux porteurs de projets, comme l’explique Frédérique Sanchez du mouvement coopératif. Il s’agit de permettre aux futurs chef d’entreprise d’expérimenter le lancement d’une activité sans se mettre en danger, dans un espace qui sécurise tant le porteur que le projet. Les CAE sont surtout une alternative à l’auto-entreprenariat. La coopérative d’activité et d’emploi  principalement des projets individuels.

Les SCOP sont des sociétés coopératives de forme SA, SARL ou SAS dont les salariés sont les associés majoritaires à 51% du capital social.  Le dirigeant d’une Scop est élu par les salariés associés qui partagent les profits de façon équitable. La Scop est la seule coopérative dont les membres associés sont des salariés dans les coopératives traditionnelles ce ne sont pas les salariés mais les agriculteurs qui mettent en commun leurs ressources.

Les SCIC, dans cette structure, en plus des salariés, les membres associés peuvent aussi être des clients, des bénévoles, des collectivités territoriales ou des partenaires privés.

Au total en Outre-mer, 67 Scop ont été identifiés dont
Martinique : 12 Scops – 4 CAE
Mayotte : 2 Scics – 2 CAE
Guyane : 6 Scops
Réunion : 18 Scops – 10 Scics – 4 CAE

Annick Girardin, Ministre des Outre-Mer

Les 28 projets retenus par Annick Girardin, lors du second forum au ministère des Outre-Mer sont :

1. Développer un incubateur d’entreprises pour un public féminin / Les premières de Guadeloupe (Guadeloupe)
2. Développer une filière de canne à sucre bio / Kann’bio (Guadeloupe)
3. Créer un chantier d’insertion de collecte des biodéchets / Verte vallée (Guadeloupe)
4. Accompagner les mineures enceintes et scolarisées / !dsanté (Guyane)
5. Déployer une mission d’évaluation des besoins en enseignement de langue des signes / APADAG (Guyane)
6. Construction d’un hébergement d’appui sanitaire / AKATIJ (Guyane)
7. Construction d’un hébergement pour les femmes victimes de violences / L’Arbre fromager (Guyane)
8. Implantation d’un incubateur audiovisuel / Atelier Vidéo & Multimédia (Guyane)
9. Développement d’ateliers artistiques et écologiques en faveur du recyclag et de l’autonomie /ARTO (La Réunion)
10. Ouverture d’un nouvel espace d’une épicerie sociale et solidaire / solidarité étudiante (La Réunion)
11. Développement d’un espace d’insertion et de relooking social et solidaire / Inseranoo (La Réunion)
12. Création d’un espace dédié à l’économie sociale et solidaire / Les Rencontres alternatives (La Réunion)
13. Développement d’une activité de recyclage / EcoPAL (La Réunion)
14. Déploiement d’un chantier d’insertion / KARISKO (Martinique)
15. Création d’une chaîne de télévision indépendante / LUMINA (Martinique)
16. Création d’une plateforme de référencement et d’achats mutualisés / URASS (Martinique)
17. Mise en œuvre d’un projet d’éducation sexuelle / NARIKE M’SADA (Mayotte)
18. Développement d’activités de soutien à la parentalité / KARIBU WADJEMAZA (Mayotte)
19. Rénovation d’un bateau / OULANGA NA NYAMBA (Mayotte)
20. Développement d’un centre de téléconsultation / France Alzheimer Mayotte (Mayotte)
21. Création d’un label pour les personnes atteintes d’autisme / MOI JE TED (Nouvelle-Calédonie)
22. Création d’un atelier audiovisuel au sein d’un collège / Parents d’élèves du collège de Dö Mwà (Nouvelle-Calédonie)
23. Formation d’une équipe de 6 jeunes à l’encadrement / Yamak Pacifique (Nouvelle-Calédonie)
24. Mettre au point une offre de formation à destination des plus défavorisés pour faciliter le retour à l’emploi / So Pro (Polynésie Française
25. Création d’une auto-école sociale solidaire / EVANYA (Saint-Martin)
26. Reconstruction de patrimoine et aide à l’insertion / Sauvegarde du Patrimoine de l’Archipel (Saint-Pierre-et-Miquelon)
27. Organisation du festival de musique Transboréales / SPM Terre vivante (Saint-Pierre-et-Miquelon)
28. Construction d’une centrale solaire / Falaleu ma’a (Wallis-et-Futuna)

Reportage Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Crédit Photos C’news Actus Dothy

Pourquoi Babette de Rozières tient à honorer Edouard Glissant et Maryse Condé

Au Salon de la Gastronomie des Outre-mer, plus de 130 exposants seront là pour vous surprendre. Pour cette nouvelle édition 2019, les organisateurs de l’événement misent sur l’originalité des produits et sur les nouveautés mis en exergue dans le programme du salon culinaire. Pour lancer ce nouveau Salon, il faudra s’attendre à un discours engagé de Babette de Rozières.

La Cheffe guadeloupéenne souhaite rendre hommage à l’auteur de « Soleil de la conscience » et du « Tout-Monde » Edouard Glissant, décédé en février 2011. Dans le même temps, la fondatrice du Sagasdom voudrait saluer l’écrivaine Maryse Condé, guadeloupéenne auteur de « Moi, Tituba sorcière noire de Salem » et de l’ouvrage «Histoire de la femme cannibale », un titre qui l’interpelle.

Comment expliquer ces choix littéraires ? Babette de Rozières s’explique. Ces deux écrivains afro-caribéens ont des parcours qui lui rappellent sa propre trajectoire. Des antillais exilés un temps vers la métropole mais viscéralement attachés à leur île la Martinique pour Edouard Glissant et la Guadeloupe, terre natale de Maryse Condé. Deux antillais, deux écrivains qui ont les mêmes ressorts et ont connu les mêmes turbulences dans leur vie. « Manger pour ne pas être mangé », Babette de Rozières est comme ces deux résistants, plus qu’une battante, une combattante. Son histoire pourrait inspirer Maryse Condé mais elle a choisi de l’écrire. La Cheffe a connu à l’instar de ses compatriotes, le racisme, puisque que trop noire de peau mais à force de résilience, elle s’est imposée à Paris, dans une profession d’hommes et prône le métissage et l’ouverture à l’autre comme salut.

Même si l’animatrice de Tv et Cheffe en cuisine poursuit une brillante carrière en métropole, elle ne demeure pas moins une force quand il faut dénoncer abus et mépris sur les membres de la communauté noire. Intégrée politiquement et reconnue du Tout-Paris, Babette de Rozières a suivi les moments forts qui ont jalonné la vie de Maryse Condé, de Paris, d’Afrique et aujourd’hui à New York où elle vit.

Une œuvre d’art représentant l’écrivaine-journaliste Maryse Condé sera exposée dans le Salon de la Gastronomie des Outre-mer. Son dernier roman, « Le Fabuleux et Triste Destin d’Ivan et d’Ivana » (2017), s’inspire de l’histoire vraie de la policière martiniquaise, Clarissa Jean-Philippe tuée en janvier 2015.

Engagé très jeune contre le colonialisme, Edouard Glissant, n’a cessé toute sa vie de combattre et de refuser l’injustice et le racisme en donnant des codes pour un nouveau monde. Ce « Tout-Monde » c’est celui de l’autre, qui en dépit de la couleur de sa peau, de ses différences, est un homme comme les autres.

Extrait du Traité du Tout-monde  (1997) : « Là où les systèmes et les idéologies ont défailli, et sans aucunement renoncer au refus et au combat que tu dois mener dans ton lieu particulier, prolongeons au loin l’imaginaire, par un infini éclatement et une répétition à l’infini des thèmes du métissage, du multilinguisme, de la créolisation »

Tous admirent Frantz Fanon, Aimé Césaire, Wole Soyinka, Jacques Roumain, Guy Tirolien, tous espèrent en un nouvel humanisme.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
Images montage photos C’news Actus Dothy/Amadou Bal/La règle du jeu/L’Humanité

La Louisiane, son jambalaya, ses épices, sa musique et Sarah Savoy au Salon de la Gastronomie des Outre-mer

Chaque année, le Salon de la Gastronomie des Outre-mer a son invité spécial, l’occasion de valoriser cette région, sa culture, sa musique, ses coutumes et ses habitudes culinaires. Pour la quatrième édition de cet événement, la fondatrice du Salon est partie à la reconquête de la Louisiane, un Etat situé au Sud-Ouest des Etats-Unis.

Pour mieux découvrir la région, Babette de Rozières a fait le voyage au mois d’août dernier. Une opportunité pour la guadeloupéenne de rencontrer des personnalités françaises établies dans différentes paroisses louisianaises. La nouvelle maire de la Nouvelle-Orléans, LaToya Cantrell, s’est longuement entretenue auprès de la fondatrice du Salon de la Gastronomie des Outre-mer et de la Francophonie.

Et à Lafayette, au sud de la Louisiane, Vincent Sciama, le Consul Général de France a définitivement convaincu la Chef en cuisine d’associer ce 31ème Etat américain à la quatrième édition du Sagasdom.

La Louisiane qui doit son nom à un explorateur français sous Louis XIV, a un long passé colonial en lien avec les Antilles, plus particulièrement, la Martinique, la Guadeloupe mais aussi Saint-Domingue et Haïti.

Une histoire riche qui sera racontée au Salon de la Gastronomie des Outre-mer. 30 mètres carrés sont réservés à ce seul stand qui représentera une vraie maison créole, d’inspiration antillaise. Sarah Savoy, une musicienne cajun et son groupe animeront cet espace franco-américain. La restauration et les stands seront à l’image de la Louisiane. Sarah qui est aussi une excellente cuisinière cumule tous les talents pour une vision très proche de la vie louisianaise. De parents musiciens, elle commence jeune à jouer de la musique quand son père lui fabrique son premier accordéon.

Les antillais découvriront des habitudes communes entre la Louisiane et leurs îles de Martinique ou de Guadeloupe. Les épices utilisées pour les sauces dans des recettes créoles sont  celles des dombrés accompagnés d’haricots rouges comme les martiniquais ou des dombrés de crevettes, cuisinés par les guadeloupéens. Le colombo, le curry d’agneau, les gombos, les gambas, les marinades de cajun utilisent d’autres ingrédients communs. Mais c’est sans doute le jambalaya, une recette traditionnelle de la Louisiane (aux crevettes, au poulet ou aux saucisses) qui étonnera de nombreux gourmands.

Epicées à souhait, toutes ces recettes seront en accord avec le thème des Épices de cette édition 2019.

Dorothée Audibert-Champenois/Facebook Twitter C’news Actus Dothy
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Sagasdom 2019 : LES EXPOSANTS au Salon de la Gastronomie des Outre-mer 2019

La réputation du Salon fondé par Babette de Rozières n’est plus à démontrer et le nombre des exposants inscrits pour cette quatrième édition, est en nette augmentation. A ce jour plus de 130 personnes sont inscrites pour exposer leurs produits au Parc des Exposition à la Porte de Versailles. Sur une surface  de plus de 5 200 mètres carrés de surface plus de 60 000 visiteurs sont attendus. Du 1er au 3 février,  le Jazz de la Nouvelle-Orléans rythmeront les trois jours de fêtes pour les gastronomes, les fins gourmets et les passionnés de cuisine.

La décoration du Salon au Hall 5.1, s’inspire des ÉPICES, le thème choisit cette année. Curcuma, poivre de kampot, Fêve Tonka, Pimens Habanero, Cajun, Diamant de sel, Zeste de Yuzu, Céleri, Colombo, Curry, Sauge, Romarin, Bois-d’Inde (ou piment de Jamaïque), Clous de giroffle, Piment Oiseaux, Gingembre, tant d’épices à voir, à goûter et à découvrir dans les corbeilles des exposants du Salon de la Gastronomie des Outre-mer 2019.

Parmi les exposants, des RESTAURANTS de divers pays vous feront apprécier les cuisines du monde francophone. VOUS AUREZ ENVIE DE GOÛTER À DES PLATS ANTILLAIS, RÉUNIONNAIS, TAHITIEN, MÉTROPOLITAINS MAIS AUSSI AFRICAINS.

UN BAR À HUÎTRES FRAÎCHES sera proposé aux inconditionnels des produits de la mer.
L’HUILE D’OLIVE est de plus en utilisée dans les recettes culinaires, vous pourrez en acheter
UN STAND DE FROMAGES ET DE SAUCISSONS sera présenté par un grand producteur qui vient directement d’ITALIE.
LA CONFRÉRIE DU BRIE DE MEAUX ET LEUR FROMAGE DU TERROIR vous démontreront leur savoir faire selon des recettes traditionnelles presque deux fois millénaire.
L’INDE, le pays des épices aura son traiteur au Salon
DES VENDEURS martiniquais, guadeloupéens, guyanais, réunionnais, tahitiens ou calédonien auront dans leur stand des produits qui vous rappelleront vos îles ou vos régions.
L’AFRIQUE et ses plats épicés ne manqueront pas de vous donner des saveurs en bouche.

Cette année, parmi les nouveautés, un défilé retiendra l’attention des fashionistas. AYDEN, jeune créatrice saura vous persuader de la beauté de ses vêtements, spécialement créés pour sublimer les hommes comme les femmes. La styliste antillaise et sa marque GLAM ETHNIK vous feront découvrir des tissus africains de différentes régions du continent noir. Les people qui plébiscitent Glam Ethnik sont entre autres : Tanya St Val, Tina Ly, Lynnsha, Kreen, Noémie Lenoir, Claudia Tagbo, la Compagnie Créole ou Jacob Desvarieux et également des personnalités sportives comme Muriel Hurtis, Laura Flessel, Malia Metella, Estelle Mossely ou Emelyne Ndongue

COMMENT DRESSER SA TABLE ? Comment DISPOSER ses couverts, son argenterie et ses serviettes ? Des questions que répondront  CLAUDINE AMBROSIO-SEYMOUR,  à la table d’Isaure.

MARCOS MARIN, L’artiste de la famille royale de Monaco dévoilera sa nouvelle œuvre consacrée à l’écrivaine guadeloupéenne, Maryse Condé.

DES PEINTURES, des fresques francophones seront au milieu des visiteurs.

L’invitée spéciale du Salon 2019 est la LOUISIANE, nous vous réservons le charme de cette contrée américaine si loin mais si proche des us et coutumes des Antilles.

LE SALON DE LA GASTRONOMIE DES OUTRE-MER ET DE LA FRANCOPHONIE ouvre ses portes le vendredi 1er février jusqu’au dimanche 3 février 2019.

 

Vous êtes nouveaux exposants ou vous envisagez de l’être pour cette édition, contactez rapidement :
Marina Marâ Marville, Directrice Commerciale :  exposant@sagasdom.com Contact : +33 (0)9 86 14 48 42 / +33(0)7 68 89 25 20

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LES ANIMATIONS MUSICALES au Salon de la Gastronomie des Outre-mer 2019

Du 1er au 3 février 2019, la quatrième édition du Salon de la Gastronomie des Outre-mer et de la Francophonie sera plus que gourmande mais attractive.

La direction du Sagasdom et son service Événementiel vous proposera des animations (danses, chants, musique et débats) en lien avec le monde culinaire. Vous découvrirez d’autres activités, toutes nouvelles comme l’Atelier des Marmailles où nos petits pourront jouer aux Chef cuisiniers pendant que leurs parents visitent les stands. Pour les inconditionnels de musique, voici les temps forts  du Salon de la Gastronomie des Outre-mer et de la Francophonie.

« D’lys des Iles » créé par la présidente CÉLINE PATOLE, prend ses racines à Sainte-Marie à la Martinique. Un lieu de tradition et de mémoire pour tous les habitants de l’île. Depuis la création du Salon de la Gastronomie des Outre-mer, le public s’emballe à chaque apparition du groupe de danses et chants traditionnels. Cette année, le Ballet folklorique de Céline Patole s’ouvrira sur de beaux tableaux en référence à la Louisiane, l’invitée spéciale du Salon.

Comme chaque année, DANIEL MISAINE et son groupe Ballaté, nous plongeront au cœur de la musique traditionnelle des Antilles. Il sera accompagné des musiciens suivants : Daniel Nugent ( Guitare/chant) – Bernabé Lérandy ( Batterie/ Chant) – Jean-Pierre Misaine ( Basse).

Mathilde Albon Jacobson connue sous le nom de M.A.J est la voix de la biguine des Antilles. Auteure, compositrice et chanteuse, dès ses 17 ans M.A.J. a commencé a chanter sur scène avec son père le célèbre leader du groupe Milflé, Emmanuel Albon. La chanteuse guadeloupéenne sera au Salon sas doute interprétera-t-elle : « On ti biguine pou tou lé maléré », l’une des plus belles chansons de M.A.J.

CIRQU’ENVIE c’est un groupe d’artistes de GUILHERAND GRANGES en région Auvergne-Rhône-Alpes, spécialisé dans l’animation et les spectacles événementiels.

Pour sa première participation au Salon, SYLVINA CEDIA, la chanteuse guyanaise se dit heureuse d’y être : « Babette de Rozières tient le cap malgré les difficultés, en plus elle nous offre des opportunités de représenter nos régions ».

L’Océan Indien arrive au Salon avec le ballet MADRAS CONTEMPORAIN. Le but de cette association installé en Seine-Saint-Denis : Promouvoir la culture réunionnaise par le biais de la musique traditionnelle le maloya et le séga. Une ambiance attendue par les fans de musique folklorique.

KOUPÉ KARÉ TWOUBADOU, c’est la musique kompa haïtienne. Ils débarquent pour danser sur leurs titres : «Haïti, Haïti», «Nou pa pè, nou pa p janm pè», «Nou kapab», « Allez les Grenadières », «Go Nerilia». Leurs instruments de musique : Tambour, caisse, graj et tòl.

Dans cette ambiance de musique et de fête de nombreux concours, débats, ateliers et rencontres vous attendent, à vous de les noter pour le prochain SALON DE LA GASTRONOMIE DES OUTRE-MER ET DE LA FRANCOPHONIE.

Retenez les dates : Vendredi 1er – Samedi 2 – Dimanche 3 février 2019 au Parc des exposition de la Porte de Versailles 75 015 Paris.  Métro – Tram ou Bus : Porte de Versailles . Hall 5.1  – Contact www sagasdom.com

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