Comme Naomi Campbell, Olivia Anakwe regrette que les coiffeurs noirs soient absents des grands défilés de mode

On se souvient qu’en avril 2019, Olivia Anakwe, mannequin nigérian-américain se plaignait d’être souvent seule en backstage pour sa mise en beauté. Aujourd’hui, la jeune fille rappelle les déconvenues des top modèles qui peinent en coulisses à trouver des coiffeurs qualifiés et compétents.   Une légère accalmie tout de même mais son constat reste sévère tout comme celui de son aînée Naomi Campbell.

Olivia Anakwe, Top model est étudiante, bénévole et animatrice de dîners. La jeune femme de 22 ans termine actuellement sa dernière année à l’Université Pace, où elle étudie la psychologie dans le but de devenir dermatologue. Par ailleurs, Olivia Anakwe a signé chez Elite Models et a participé à 40 shows, notamment pour Miu Miu, Thom Browne, Jacquemus, Marc Jacobs et Kate Spade. Top Modèle mais aussi bénévole, Olivia Anakwe est membre de Edible Schoolyard, un organisme à but non lucratif à New York qui se concentre sur la littératie alimentaire.

Même si elle admirait Naomi Campbell, Olivia Anakwe n’était pas une grande fan de mode. Sa carrière de mannequin est un pur hasard. Il y a trois ans, Olivia visitait la ville de New York et tandis qu’elle qu’elle mangeait à Westville avec sa famille, son futur agent, Marina Fairfax, l’a interpellée, lui demandant si elle avait pensé un jour devenir mannequin.

Afin de pouvoir jongler avec sa nouvelle carrière de mannequin et ses études, Olivia Anakwe est transférée de l’Université de Pittsburgh, où elle étudiait, à Pace. Depuis cette fameuse rencontre, le top model a parcouru les podiums de Paris à la Fashion Week de New York, tourné pour Harper’s Bazaar, Vogue et Allure, et joué dans une campagne Miu Miu tout en suivant ses cours tôt le matin ou tard le soir ou encore en ligne dans l’objectif d’atteindre son rêve, celui de devenir dermatologue.

En 2019, Olivia Anakwe a chahuté des coiffeurs qui ne pouvaient pas peigner les cheveux crépus ou texturés, décrivant sa propre expérience lors de la Fashion Week de Paris. A ce défilé, la jeune fille notait que seule, une manucure, une nail artist dans les coulisses d’un défilé de mode, était disponible pour lui tresser les cheveux. Une mauvaise expérience pour l’américo-nigeriane qui aussitôt a lance cet impérieux conseil à ses pairs :  «Quelle que soit la taille de votre équipe, assurez-vous d’avoir une personne compétente pour les soins des cheveux texturé afro ou embauchez simplement un coiffeur noir» a écrit Olivia sur un post publié sur Instagarm.

Comme le fait remarquer certains médias de mode, cette histoire n’est pas inédite. En 2016, la mannequin Naomi Campbell déclarait à Teen Vogue des situations similaires quand elle a commencé à défiler: «Il est décevant d’entendre que les modèles de couleurs rencontrent toujours ces mêmes problèmes toutes ces années plus tard.» D’autres mannequins ont également dénoncé le problème des cheveux noirs dans l’industrie de la mode, partageant leurs propres histoires et alertant sur la nécessité d’apporter ses propres produits, de trouver un autre mannequin pour s’entre-aider, ou au pire de garder les cheveux complètement naturels.

L’agacement d’Olivia s’est manifesté quand un mannequin allemand dans les coulisses s’est vexé qu’un coiffeur refuse de la coiffer. Olivia Anakwe voulait s’assurer que tout le monde était au courant de ce qui se passait et comment était traité les mannequins noirs. Le Top a donc publié un long message sur son compte Instagram :«Il était très important pour moi de ne pas seulement aborder le sujet avec colère mais de se demander ce que nous pourrons faire  pour améliorer les choses» précise la nigeriane dans la presse.

Olivia Anakwe n’a aucun moment  été inquiète des réactions violentes après s’être exprimée sur la question. «Il est toujours important d’exprimer votre opinion si vous êtes dans une situation inconfortable, exprimez-vous» estime le mannequin. «Je pense que le fait de devenir mannequin alors que j’étais plus âgée, à 18 ans, cela m’a permis d’avoir cette voix et cette volonté pour que je puisse parler suite à une situation qui me mettait mal à l’aise.»

Plusieurs médias ont relayé sa colère devenue virale sur la Toile en avril 2019 et les langues se sont déliées. Les acteurs noirs ont commencé à partager leurs expériences. Mais la réponse la plus surprenante, c’est celle-là :  «Un coiffeur m’a contacté pour me dire qu’il allait commencer à offrir des cours pour que les gens apprennent davantage sur les produits capillaires adaptés aux cheveux afro», explique Olivia. «Un autre Top m’a approchée pour obtenir une liste des produits capillaires afro qu’il faudrait avoir dans les coulisses.» Depuis, Olivia Anakwe, assure qu’elle a pu travailler avec des coiffeurs connaissant mieux les cheveux des personnes Noires.

Cette publication virale date de presque un an et Olivia Anakwe se prépare aujourd’hui à concrétiser ses rêves d’étudiante. En mai prochain, elle obtiendra son diplôme de l’Université Pace. Avocate et bénévole pour Edible Schoolyard, elle a aidé l’organisation à but non lucratif à collecter plus de 20 000 dollars. En décembre 2019, elle s’est rendue à Lagos, au Nigéria, pour aider le programme d’alphabétisation alimentaire :  Lagos Food Bank Initiative. Olivia Anakwe projette d’y retourner cette année pour poursuivre son aide humanitaire.

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Spike Lee sera le premier président noir du Jury du Festival de Cannes 2020

Une première pour le prestigieux Festival de Cannes et pour le cinéaste qui se dit fier d’être le premier Noir a avoir une telle responsabilité dans l’un des plus grands Festivals de cinéma au monde.

Invité au 71ème Festival de Cannes en 2018, il remportait la même année le Grand Prix du Festival pour « BlacKkKlansman » dédiant son film « à la République populaire de Brooklyn », son quartier à New-York. Un retour en France sous le signe du succès après son absence du Festival de Cannes pendant 27 ans.

Pour le 73ème Festival de Cannes qui aura lieu du 12 au 23 mai prochain, le réalisateur afro-américain, auteur de « Nola Darling n’en fait qu’à sa tête », sera le président du Jury du Festival du plus grand Cinéma au monde.

Après Ava Duvernay, Khadja Nin, Maïmouna N’Diaye ou Will Smith membres du Jury des précédentes éditions, c’est la première fois qu’un afro-américain occupe cette position de leader.

Spike Lee remplace à la même tâche le cinéaste mexicain Alejando Iñarritu.

« Quand on m’a appelé pour devenir président du Jury de Cannes en 2020, je n’en suis pas revenu, j’étais à la fois heureux, surpris et fier » a déclaré Spike Lee sur le site du Festival de Cannes. Il s’est dit « honoré d’être la première personne de la diaspora africaine » aux Etats-Unis à assurer cette fonction.

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La Louisiane, son jambalaya, ses épices, sa musique et Sarah Savoy au Salon de la Gastronomie des Outre-mer

Chaque année, le Salon de la Gastronomie des Outre-mer a son invité spécial, l’occasion de valoriser cette région, sa culture, sa musique, ses coutumes et ses habitudes culinaires. Pour la quatrième édition de cet événement, la fondatrice du Salon est partie à la reconquête de la Louisiane, un Etat situé au Sud-Ouest des Etats-Unis.

Pour mieux découvrir la région, Babette de Rozières a fait le voyage au mois d’août dernier. Une opportunité pour la guadeloupéenne de rencontrer des personnalités françaises établies dans différentes paroisses louisianaises. La nouvelle maire de la Nouvelle-Orléans, LaToya Cantrell, s’est longuement entretenue auprès de la fondatrice du Salon de la Gastronomie des Outre-mer et de la Francophonie.

Et à Lafayette, au sud de la Louisiane, Vincent Sciama, le Consul Général de France a définitivement convaincu la Chef en cuisine d’associer ce 31ème Etat américain à la quatrième édition du Sagasdom.

La Louisiane qui doit son nom à un explorateur français sous Louis XIV, a un long passé colonial en lien avec les Antilles, plus particulièrement, la Martinique, la Guadeloupe mais aussi Saint-Domingue et Haïti.

Une histoire riche qui sera racontée au Salon de la Gastronomie des Outre-mer. 30 mètres carrés sont réservés à ce seul stand qui représentera une vraie maison créole, d’inspiration antillaise. Sarah Savoy, une musicienne cajun et son groupe animeront cet espace franco-américain. La restauration et les stands seront à l’image de la Louisiane. Sarah qui est aussi une excellente cuisinière cumule tous les talents pour une vision très proche de la vie louisianaise. De parents musiciens, elle commence jeune à jouer de la musique quand son père lui fabrique son premier accordéon.

Les antillais découvriront des habitudes communes entre la Louisiane et leurs îles de Martinique ou de Guadeloupe. Les épices utilisées pour les sauces dans des recettes créoles sont  celles des dombrés accompagnés d’haricots rouges comme les martiniquais ou des dombrés de crevettes, cuisinés par les guadeloupéens. Le colombo, le curry d’agneau, les gombos, les gambas, les marinades de cajun utilisent d’autres ingrédients communs. Mais c’est sans doute le jambalaya, une recette traditionnelle de la Louisiane (aux crevettes, au poulet ou aux saucisses) qui étonnera de nombreux gourmands.

Epicées à souhait, toutes ces recettes seront en accord avec le thème des Épices de cette édition 2019.

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Critiquée par la presse, Melissa Butler fondatrice de The Lip Bar a eu raison de persévérer

Melissa Butler, originaire de Detroit a lancé en 2012, The Lip Bar, une ligne de rouge à lèvres vegan à base de produits naturels et l’a progressivement transformée en une marque de cosmétiques de grande qualité pour les femmes de couleur.  Mais l’entreprise malmenée par la presse américaine aurait pu disparaître, il y a trois ans.

En 2015, Melissa était dans les studios de «Shark Tank» d’ABC pour présenter son entreprise et faire connaître sa marque. Elle a été sévèrement critiquée et rejetée par les journalistes présents sur le plateau.

« Les chances qu’il s’agisse d’une entreprise sont pratiquement nulles», aurait déclaré Kevin O’Leary au cours de l’émission. «Vous ne disposez que de peu de minutes sur Terre, ne les gaspillez pas à essayer de vendre du rouge à lèvres.»

Puis, Daymond John, un autre journaliste d’ajouter : «Vous ne créerez jamais rien de nouveau dans ce monde. C’est juste du rouge à lèvres.»

L’expérience médiatique ratée n’a fait que renforcer son ambition de réussir.

En 2018, Melissa Butler place ses rouges à lèvres dans 142 magasins Target aux Etats-Unis. Elle retient une leçon importante de cet épisode de 2015 : Persévérance et courage.

Dans le magazine BAUCE, Melissa explique pourquoi elle n’a pas accepté ce « Non » de la presse, et comment le courage et la persévérance peuvent être des atouts essentiels qui aident les entrepreneurs à réussir.

Extrait : 

«Je ne prends pas un NON pour une réponse. Cela signifie pour moi que je peux prendre des risques.  Plus l’objectif est grand, plus vous devez travailler dur pour y arriver ou plus vous devez être créatif pour l’atteindre si vous ne disposez pas de ces ressources. Donc, j’essaie juste d’être une personne débrouillarde.

C’est aussi l’idée de vous mettre à l’écart. C’est toujours un peu étranger pour moi, mais cette année, j’ai vraiment pris le pouvoir.  Beaucoup de gens ne font pas le saut parce que je pense que c’est effrayant de dire  : «Je m’expose». 

Interview : https://baucemag.com/melissa-butler-founder-the-lip-bar/

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